Qu'il est dur de croire que la vie en vaut la peine quand tout ou presque nous pousse à abandonner... Seul reste alors les miracles pour nous sauver...
J'attends...
En construction...-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-°+°-
Samedi 28 Février 2009
12h09
Quelque chose à changé.
Depuis maintenant de nombreuses années, il faut avancer, avancer contre vents et marrés, avancer, même à terre, même blessée, même terrifiée par l'idée de devoir affronter un lendemain qui ne s'écrit qu'à l'encre de la douleur. J'ai cru tant de fois sortir la tête de l'eau, mais ce n'était qu'une illusion, au mieux un rêve... Croire que rêver peu sauver, c'est attendre lentement l'agonie qui nous guette, c'est reculer l'échéance au bout de laquelle la douleur qu'il faudra supporter sera telle que tout sera annihilé, perdu dans l'abysse de mes propres entrailles, de mes propres douleurs.
Chaque jour je repousse le moment ou il me faudra faire face à ce que je suis, à ce que je veux faire, à ce que je DOIS faire, les obligations liées à mon âge, ma situation familiale, à ce que les gens attendent de moi... Et finalement, dans tout ça, celle que j'aspirais à être aura disparu, anéanti par tous leurs efforts, non sans peine puisqu'ils m'auront tué. Je ne serai plus que le reflet de leurs pensées, de leurs envies, de leur moqueries. Ils auront eu raison de moi? Il faut croire que chaque soldat à terre n'est pas forcément mort. Blessé, certes, mais mort, pas obligatoirement! Tous riront de leur victoire sans mérite, de leur gloire sans trophée.
Seulement, les histoires dans lesquelles le héros ressort vainqueur sont bien rares. Le moment ou « le brave » reprend ses armes et se bat contre tous ces scélérats n'est pas chose facile, il faut parfois bien plus de ressources... Alors, à terre, vaincue, il ne resterai qu'à donner le coup de grâce pour faire cesser sa douleur, la libérer de ses tourments. Mais de leur toute-puissance, ayant le droit de vie ou de mort, de penser ou de rétention sur leurs otages, ils ne feront rien, de leurs yeux veineux, ils crachent leur poison, lentement et insidieusement, heureux de voir, tous ensemble, qu'ils sont quelqu'un.
Je ne suis personne, de son venin elle me l'a dit : « Quand tu me parleras gentiment, peut-être que tu auras un prénom! »
Condamnée à n'être personne? Condamnée à ne pas être reconnue? Condamnée à chercher sempiternellement celle que j'étais, celle que je suis ou celle que je serai?
Ma décision est définitive.(pour le moment... malheureusement...)Prenez soin de vous mes jolies Pommes, prenez soin de vos rêves, ne laissez personne abîmer ce à quoi vous aspirer...
Je pense tendrement à vous.
Mary. "Il ne faut pas toujours tourner la page, il faut parfois la déchirer ".
Achille Chavée...